SCHÖNBRUNN - Février 2010

 

 
 
Ma paisible Douceur
Ma paisible Douleur.
 
Comment aurais je pu dire avec tact
Que ton itinéraire n’est pas route.
Je t’emprunte tes heures de sommeil
Et la douce intelligence de tes mots.
 
Je partage avec toi tout de moi
Mais ne donne rien en fin de compte,
Me réservant je ne sais pour qui,
Je ne sais pourquoi.
 
A faire matins et soirs acte de présence
Nous glissons dans l’habit d’un vieux couple
Sans avoir jamais été amants
Nous aimant bien plus sûrement.
 
Epaule contre épaule
Joue contre joue
Cœur prés du cœur
Et rien d’autre
 
J’ai cru entrevoir ce vertige
Qui sait si bien attacher.
Hélas, utopie, je suis là
Où rien jamais n’oblige
 
Je redoute ce moment
Où je ne pourrais plus
Être ce compagnon de cœur
Sur lequel tu t’appuies
 
La tentation me prend parfois
De te crier « fuis moi »
Mais faut il nous priver d’un présent
Au nom d’un futur incertain et douteux ?
 
    F-V.  le 19//12/ 2009